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Difficile de se débarrasser d’une dette d’études de 28 000$

Tel que publié le 26 janvier 2019 dans Le Journal de Montréal.

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Benjamin a terminé son baccalauréat en relations industrielles il y a cinq ans. Depuis, il a jonglé entre les emplois et a traversé plusieurs périodes de chômage. Et avec 28 000 $ encore à rembourser sur son prêt étudiant, il ne voit pas le bout du tunnel.

En quittant l’université, le prêt étudiant de Benjamin atteignait 36 000 $. Malgré tous ses efforts, il n’a pas toujours été en mesure de respecter ses paiements mensuels. Actuellement, il occupe un emploi qui lui procure un revenu brut de 51 000 $ par année. Mais son prêt étudiant l’étouffe, malgré un train de vie très raisonnable. Il vit en appartement, le solde de sa carte de crédit est de 800 $ et il débourse 300 $ par mois pour son prêt-auto. Découragé, il a l’impression que chaque fois qu’il avance d’un pas, il recule de deux.

 

Des conditions particulières

Pour mettre de l’ordre dans ses affai­res et connaître ses options, Benjamin est allé demander conseil. « Un prêt étudiant est accordé par une institution financière, mais est garanti par le gouvernement du Québec. Avec un taux variable qui s’établit actuellement à 4,45 %, il est très avantageux par rapport à un prêt conventionnel qui lui coûte entre 8 et 12 % », souligne Pierre Fortin, syndic autorisé en insolvabilité, président de Jean Fortin et Associés. Dans son cas, Benjamin doit débourser 372 $ par mois, plutôt que 730 $ que lui coûterait un prêt personnel à 10 % d’intérêt.

De plus, durant les études, c’est le gouvernement qui paye les intérêts, et plutôt que de devoir rembourser en cinq ans, le délai peut aller jusqu’à 10 ans. Ce sont donc des conditions avantageuses qui expliquent pourquoi ce type de dette n’est pas traitée de la même façon que les autres.

Ainsi, on ne peut pas se libérer d’un prêt étudiant si l’on fait faillite ou si l’on dépose une proposition de consommateur moins de sept ans après la fin des études. Attention : toute inscription à l’université, même si elle s’effectue quelques années après l’obtention de votre diplôme, remet le compteur à zéro. « L’idée est d’inciter les gens à faire des efforts pendant au moins sept ans après la fin de leurs études pour trouver un emploi et rembourser leur prêt », précise Pierre Fortin.

 

Détresse financière

Toutefois, si le diplômé peine à dénicher un poste stable, il peut se retrouver plongé dans une grande détresse financière. Pour ces situations particulières, le gouvernement a assoupli les règles : il permet de déposer une proposition ou une faillite dans moins de sept ans, mais on permet au diplômé, cinq ans après la fin de ses études, de demander au tribunal d’être libéré de cette dette. Il doit toutefois prouver sa bonne foi dans ses efforts pour rembourser et l’impossibilité de s’acquitter de cette dette dans un proche avenir. Benjamin pourrait-il bénéficier de cette procédure ? « Les tribunaux sont assez exigeants et puisqu’il occupe tout de même un emploi dans son domaine, son dossier serait probablement refusé », prévient Pierre Fortin.

Un prêt de consolidation pour rembourser son prêt d’un seul coup n’est pas avantageux dans son cas non plus, compte tenu des taux d’intérêt plus élevés. « Nous avons donc aidé Benjamin à revoir son budget pour éliminer certaines dépenses superflues. Et plutôt que de rembourser plus rapidement son prêt durant les périodes de vaches grasses, nous lui avons plutôt recommandé de mettre de l’argent de côté de façon à pouvoir continuer les versements lorsqu’il se retrouve au chômage. Il évitera ainsi de nuire à sa cote de crédit », conseille Pierre Fortin.

 

Conseils

  • Une fois écoulée la période de sept ans après les études, le prêt étudiant est considéré comme toute autre dette et peut être inclus dans une proposition de consommateur ou une faillite.
  • Le gouvernement a mis en place un programme de remboursement différé des prêts étudiants, accordé à certaines conditions aux personnes éprouvant des difficultés financières ou personnelles temporaires. Il permet de suspendre ou de réduire les paiements mensuels pour une période de six mois à la fois pour un total de 60 mois.
  • Les intérêts payés sur les prêts étudiants donnent droit à un crédit d’impôt. N’oubliez pas de le réclamer.

 

 

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