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Poser les bonnes questions avant d’acheter une voiture

Tel que publié le 23 mars 2019 dans Le Journal de Montréal.

 

Caroline vient de terminer son cours de coiffure et de décrocher son premier emploi. Pour faciliter ses déplacements, elle décide de s’acheter une voiture. Ce qui semblait être une bonne idée au départ s’est malheureusement transformé en véritable boulet financier.

Par le passé, Caroline a eu quelques accidents de parcours et de factures impayées avec des compagnies de téléphones cellulaires, ce qui a entaché son dossier de crédit. De plus, à l’âge de 22 ans, elle n’a pas encore eu l’occasion de faire ses preuves. « Or, peu d’historique de crédit peut malheureusement être aussi néfaste qu’un mauvais historique », prévient Pierre Fortin, syndic autorisé en insolvabilité, président de Jean Fortin et Associés.

Aussi, lorsqu’elle a demandé du financement pour acquérir un véhicule auprès d’un concessionnaire, il lui a été refusé. Mais elle a été attirée par la publicité d’un commerçant affirmant qu’aucune demande de crédit n’était refusée. Croyant faire une bonne affaire, elle venait au contraire de se tirer dans le pied...

 

Tactique de vente

Le choix de Caroline se porte sur une voiture d’occasion, une Honda Civic hybride avec 199 000 kilomètres au compteur. Le vendeur lui fait signer le contrat en passant rapidement sur les détails, lui demandant plutôt combien elle peut verser par mois, et lui faisant une offre qui semble respecter son budget. Le prix demandé au départ pour le véhicule est de 10 750 $, plus les taxes.

Tout heureuse de voir que le remboursement du prêt respecte sa capacité de payer, Caroline n’a pas vérifié si le prix de vente était raisonnable. Elle n’a pas non plus posé de questions au vendeur sur tous les frais supplémentaires qui pourraient être ajoutés à la facture, par exemple : frais de gestion, assurance-vie/invalidité obligatoire, garanties prolongées, protection antirouille, protection contre l’usure excessive, bas kilométrage et coût élevé du kilométrage excédentaire dans le cas d’une location, etc.

 

Frais coûteux

Caroline a souscrit à l’assurance invalidité exigée par le concessionnaire au coût de 1735 $, en plus de « frais d’acquisition » de 599 $ facturés par le commerçant, lesquels, financés à 21,9 %, ajoutent 3534 $ au prix d’achat. Au bout du compte, le véhicule lui coûtera en quatre ans 23 219 $, avec les taxes de vente, ce qui représente des paiements de 111 $ par semaine, soit 483 $ par mois.

Au bout de deux ans, prise à la gorge financièrement, Caroline est allée consulter un syndic autorisé en insolvabilité. « Elle devait encore 15 011 $ sur son prêt pour un véhicule dont la valeur est actuellement de 5900 $ et qui nécessitera bientôt d’importantes réparations », mentionne Pierre Fortin. Dans son cas, Caroline a la possibilité de remettre le véhicule au syndic dans le cadre d’une proposition de consommateur ou d’une faillite, et ainsi d’effacer sa dette.

Il rappelle que les personnes qui n’ont pas un bon dossier de crédit se voient généralement imposer un taux d’intérêt plus élevé par le concessionnaire, qu’il s’agisse d’une vente ou d’une location. « Néanmoins, il y a beaucoup de concurrence sur le marché des voitures usagées et on peut économiser beaucoup d’argent en magasinant non seulement le bon modèle, mais aussi le bon commerçant. Le prix d’achat n’est pas le seul élément à considérer, les frais supplémentaires et les exigences d’un commerçant à l’autre peuvent faire exploser le coût final du véhicule », mentionne M. Fortin.

 

Conseils

  • Vous avez signé le contrat et on vous offre de passer dans « l’autre bureau » pour vous expliquer les différents produits connexes ? C’est là que ça commence à coûter cher, avec les garanties prolongées, traitement antirouille ou antitaches, burinage, assurance valeur à neuf, etc. qu’on vous proposera. Ne prenez aucune décision sur-le-champ et réfléchissez à tête reposée.
  • La Loi sur la protection du consommateur permet à un commerçant qui finance un achat ou une location d’exiger du consommateur qu’il ait une assurance-vie ou invalidité. Il ne peut toutefois vous obliger à la contracter par son entremise. Une assurance que vous possédez déjà (assurance collective au travail) peut faire l’affaire. Si malgré tout vous avez besoin d’une assurance, magasinez-la vous-même, car les primes peuvent être substantiellement plus élevées si vous passez par cet intermédiaire.

 

 

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