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Les Canadiens face à la tempête financière qui sévit

Statistiques de l’état d’esprit des Québécois et autres Canadiens et de leur niveau de préoccupation financière.

Pour la 14e année, l’Institut national de la paie (INP) (anciennement l’Association canadienne de la paie) sonde des employés à travers le pays sur leur situation financière. Ces rendez-vous annuels permettent d’avoir un aperçu de l’état d’esprit des Québécois et autres Canadiens et de leur niveau de préoccupation à ce sujet.

Or, avec les mauvaises nouvelles qui s’accumulent depuis plusieurs mois, on ne sera pas surpris de constater que 85% des Canadiens (81% au Québec) sont préoccupés par l’inflation et l’augmentation des taux d’intérêt.

L’INP a regroupé les personnes sondées en 3 catégories: Les «confortables», les «je me débrouille» et les «stressés». En 1 an, la catégorie des «confortables» a perdu 10 points de pourcentage de sorte que chacune des 3 catégories représente actuellement environ un tiers des répondants.

Quels sont les principaux facteurs qui distinguent les gens faisant partie de ces 3 groupes?

1) Les dépenses

Lorsque 37% des Canadiens (32% des Québécois) disent qu’ils dépensent tout ou plus que leur chèque de paie, on peut comprendre que cela ne laisse aucune place aux imprévues et dépenses saisonnières (rentrée scolaire, temps des fêtes, vacances d’été, etc.). L’élaboration d’un budget et l’analyse des dépenses deviennent donc les éléments clés pour savoir où va notre argent et quelle est notre marge de manœuvre pour les dépenses discrétionnaires, c’est-à-dire tout ce qui est agréable mais pas nécessaire.  Évidemment, dans certains cas, les revenus suffisent à peine à combler les frais de subsistance mais la plupart du temps, un contrôle plus serré permettra de dégager des surplus à chaque mois.

 

2) L’épargne

Les personnes sondées épargnent moins que l’an dernier. En effet, ceux qui épargnent seulement entre 1% et 5% de leur paie nette sont en augmentation et représentent maintenant 34% des travailleurs. Durant la pandémie et les deux confinements, nous avons eu des taux records d’épargne. D’une moyenne de 5% avant la pandémie, celle-ci a augmenté jusqu’à 35% au printemps 2020 et s’est stabilisée à 15% au cours de l’année suivante. Toutefois, le retour du pendule s’est fait ressentir par la suite et les consommateurs se sont lancés dans des achats comme jamais auparavant. L’épargne a donc été la première victime de cette explosion dans les dépenses.

 

3) L’endettement

Le sondage révèle que le nombre de travailleurs ayant un solde sur leur carte de crédit est passé de 29% à 42%. Le plus inquiétant est que 18% des personnes interrogées disent avoir eu besoin du crédit pour effectuer des dépenses aussi essentielles que la nourriture, vêtements ou le logement.

Alors que les paiements minimums ne devraient représenter plus de 10% à 15% du chèque de paie, il n’est pas rare de voir des budgets dans lesquels elles représentent 25% ou plus du revenu net après impôt. C’est le talon d’Achille de la très grande majorité des gens qui nous consultent.

Le Québec se distingue favorablement une fois de plus

C’est au Québec qu’on enregistre le deuxième plus faible taux d’endettement pour le crédit à la consommation, tout juste derrière le Manitoba. C’est aussi ici qu’on note le plus faible taux de retard dans les paiements parmi toutes les provinces canadiennes. Le résultat de cette position enviable? Alors que 17% des répondants Canadiens se disent submergés par leurs dettes, ce nombre n’est que de 6% au Québec. On peut en être fiers.

Nos revenus ne sont pas le facteur le plus important!

L’autre bonne nouvelle de ce sondage est que n’est pas le revenu qu’on gagne qui est le plus gros déterminant de la catégorie dans laquelle on se trouve, mais bien la manière dont on gère nos dépenses.  À ce chapitre, fort est à parier qu’on peut tous s’améliorer à ce niveau.

On n’a aucun contrôle sur les taux d’intérêt ni l’inflation, mais on peut améliorer notre sort avec un meilleur contrôle sur nos dépenses, en préservant notre épargne ou en l’augmentant lorsque possible, et en réduisant notre endettement.

S’améliorer grâce à une auto-évaluation

Une meilleure santé financière commence par l’auto-évaluation et la mise en place d’un plan. L’INP a développé un outil très simple d’auto-évaluation qui constitue un bon point de départ (https://financiallyfit.ca/fr/). Ensuite, on poursuit l’auto-évaluation en dressant l’inventaire de nos dettes liées au crédit à la consommation, en élaborant un budget, en mesurant notre niveau d’endettement. On termine par la vérification de notre dossier de crédit.

Ces étapes vous permettront de prendre conscience de votre situation financière et vous aideront à mettre en place un plan pour réduire les dépenses non-essentielles, assurer l’épargne et réduire votre endettement.

 

Obtenir de l’aide

L’aide d’un professionnel est parfois requise pour compléter une ou les deux étapes. Votre conseiller financier, votre institution financière, un comptable ou un conseiller en finances personnelles comme nous, peuvent vous aider dans vos démarches, parfois même sans frais.

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter au 1-877-Liberté ou sur JeanFortin.com, conseillers en finances personnelles et syndics autorisés en insolvabilité.

JeanFortin.com

Par: Pierre Fortin, ll.b., cirp, s.a.i.

 

Note: Le sondage a été effectué pour le compte de l’Institut national de la paie entre le 7 juin et le 15 juillet 2022 auprès de 3033 travailleurs (dont 92% à temps plein).