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L’entreprise

En affaires, il est impossible d’anticiper tous les écueils. Qu’il s’agisse d’un contrat qu’on doit terminer à perte, d’une mauvaise créance ou d’un changement majeur dans l’industrie, une entreprise n’est jamais à l’abri de difficultés financières. Dans bien des cas, des solutions sont à portée de main. En voici un exemple...

Situation initiale

La famille Tremblay exploitait un club de golf depuis des années et les affaires allaient assez bien, de manière à ce que les revenus permettaient de rembourser l’hypothèque sur le terrain et le «Clubhouse» ainsi que la majorité de ses fournisseurs. Malheureusement, au fil du temps, l’achalandage s’est effrité faisant en sorte que les entrées d’argent en début de saison étaient de moins en moins grandes. De plus, le club a vu le nombre de tournois corporatifs fondre comme neige au soleil au cours des 4 dernières années alors que la famille avait pris la décision d’offrir un service de restaurant complet. Ainsi, le club termine son année avec les liquidités à zéro et aucun compte à recevoir à encaisser.

Les enjeux

Arrive le moment de préparer la nouvelle saison et la famille Tremblay demande à sa Banque un prêt additionnel pour se donner un fonds de roulement. Cette dernière refuse la demande de financement suite à l’analyse des états financiers. Bien que l’entreprise rencontre ses versements hypothécaires, les ventes sont en décroissance depuis 6 ans, ce qui a fait en sorte que l’entreprise opère à perte. Pour compenser cette situation, les fournisseurs sont payés partiellement et, d’année en année, les sommes qui leur sont dues augmentent à un point qu’il y a maintenant pour plus de 500,000$ de comptes à payer en retard. Le directeur de la Banque expose à la famille Tremblay qu’il voit 2 solutions: la vente ou une injection de fonds par les actionnaires. La famille n’a pas la capacité de réinvestir car ils ne prennent presque pas de salaire pour maintenir le Club à flot et l’option de vendre ne leur est pas envisageable puisqu’ils voient le Club comme le travail de leur vie et leur seul fonds de pension.

Solution proposée

La famille vient rencontrer un de nos professionnels en redressement d’entreprise afin de savoir s’il n’existe pas une autre solution. Après avoir analysé les états financiers et le mode de fonctionnement actuel du Club, un plan de redressement se dessine par la suite de la façon suivante:

  • Une demande à la Banque sera faite pour rééchelonner le prêt sur 25 ans plutôt que 15 ans, ceci vient réduire la pression sur le flux de trésorerie de 52,000$ par année. Aussi, pour la présente saison, une demande de moratoire sur les versements de capital de 3 mois sera faite pour permettre de recréer un fonds de roulement. Le restaurant sera donné en concession. 
  • L’analyse des résultats passés ainsi que des nouvelles prévisions financières montrent que cette opération passera d’une perte de 45,000$ en un profit de 25,000$ par année.
  • Les voiturettes seront mises en vente et le produit de la vente sera injecté dans le fonds de roulement.
  • Une proposition aux créanciers sera déposée à raison de 100,000$ payable 30 jours après son acceptation par les créanciers. Cette somme provient du cousin qui deviendra également actionnaire de l’entreprise.

Conclusion

La proposition et le plan sont présentés aux créanciers. Voyant la possibilité de voir à nouveau le Club viable et étant des fournisseurs de longue date, la proposition fut acceptée. Le club a été en mesure de payer les frais de début de saison avec les liquidités générées par la vente des voiturettes. La meilleure flexibilité de la trésorerie grâce aux nouvelles conditions de la banque et de la concession du restaurant fait en sorte que l’entreprise ne sera plus en situation de crise de liquidité si l’achalandage diminue temporairement. À terme, l’entreprise a renoué avec la rentabilité.